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Frederic BIANCHI
22 avril 2021
LA LOI DES ESPRITS

LA LOI DES ESPRITS

La cour de cassation vient de confirmer le jugement de sa petite sœur.

Il fallait s'y attendre.

L'assassin de Sarah Halimi n'est pas jugeable et donc encore moins condamnable.

Force est restée à la loi

La juridiction, la plus élevée dans la pyramide du droit français, celle du dernier recours, juge la forme et non  le fond. Elle dit si le jugement est contraire à la loi ou s'il y a eu un vice de procédure.

Cette suite de décisions des cours a été magistralement préparée. Tout a été préparé et prononcé dans les règles de l’art. Rien ne pouvait arrêter cette trilogie juridique.

Pensiez vous une seconde que le droit n'avait pas été rendu non pas avec justice mais dans la forme ? Dans la série : tant de jugements et si peu de justice : plus 1 ! Et de taille ! Pas une once de considération et de respect pour la famille et la mémoire de la victime. L’inhumain sans prétoire. Bref le retour à la vie sauvage.

On ne peut que s’indigner de la décision de la cour de cassation mais le mal était déjà fait ! Pas de vice de procédure ! tout est déclaré conforme à la loi. A la frontière du droit un seul mot d’ordre : circulez il n’y a rien à plaider.

Déposer un pourvoi en cassation était indispensable mais on ne pouvait en attendre grand chose surtout après avoir lu les conclusions de l'avocate générale qui fin février demandait le rejet du pourvoi !

Donc les juges ont dit que les juges ont bien travaillé.

Le juge, le psychiatre et l'assassin : l'esprit à côté des lois

On aurait pu en faire une fable… macabre.

Par quel étrange tour de passe passe, le prestige comme dirait un magicien, peut on faire disparaitre l'accusé des prétoires ? Ça alors mais où est il ? Hop hop hop ! Abracadabra !  Il n'est plus là ! Envolé !

Voici donc que deux ou trois experts psychiatres sont affublés du don de divinité et peuvent décider pour un crime abominable, si l'accusé doit ou ne doit pas être présenté à la justice des hommes ! Ce principe est inacceptable. Nous entrons dans le monde des esprits et la loi n'est pas de ce monde, et la justice encore moins.

Ce devrait être aux jurés d'apprécier si le criminel était dans cette situation ! Le duo juge psychiatre s'arroge le droit, dans un tête à tête inacceptable, de faire se volatiliser un coupable car dans le cas présent sa culpabilité ne fait aucun doute et est admise par tout le monde.

Donc alors même que l'on connait le coupable avant le jugement celui ci est gracié ! Est ce cela la justice ? Non ça c'est du droit torturé pour lui faire dire ce que l'on veut. Sa culpabilité ne faisant aucun doute les juges l’ont fait disparaitre. Quand on lit le déroulé on est frappé par l’obstination de ce juge à vouloir démontrer l’irresponsabilité de l’assassin comme s’il s’agissait d’un postulat.

Il faut ajouter que  tout cela ne repose sur rien de bien sérieux ! Les psychiatres se sont contredits et ont produit des conclusions différentes à partir du même constat clinique.

Leur capacité à soigner les maladies mentales ne saute pas aux yeux et devrait constituer la limite de leur intervention et le début de leur modestie.

Que pourraient-ils savoir de ces bouffées délirantes pour un individu qui n’a aucun antécédent psychiatrique.

Voilà c'est le psy qui rend la non justice et rien ne lui confère cette  légitimité ! Savoir que le sort de la société toute entière est placé entre les mains d'un ou deux psychiatres est terrifiant et ne peut être admis.

Organiser l’entre-soi judiciaire

La cour d’appel se prononce sur une ordonnance du juge d’instruction.

La cour de cassation sur la décision de la cour d’appel.

Donc un juge cour de cassation approuve un juge de cour d'appel qui a approuvé un juge de première instance ! Et voilà comment on échappe aux jurés populaires : Nous sommes dans l'entre-soi judiciaire. Quant à la Justice du peuple elle ne risquera pas de passer. Il n'y aura aucun procès et donc aucune question sur le rôle de la police par exemple. Ça ressemble à du corporatisme et à de l'irresponsabilité.

Quoi qu'il arrive cette affaire ne devrait pas être jugée car la loi pénale même si elle était modifiée maintenant ne peut être rétroactive. (Sauf conditions particulières)

Le président de la République appelle de ses vœux une modification de la Loi. Cette éventualité  ne changera rien à l'affaire en question. N’avait il pas déclaré : « la famille a droit à un procès »

La bouffée délirante

Mais alors que dire de cette Bouffée délirante ?

Quand il entre chez les voisins il est normal ! Pourtant il est déjà sous cannabis !

Quand il enjambe la terrasse il est normal mais sous cannabis ! Quand il entre chez sa victime aussi.

Quand il essaye de créer une diversion en criant au moment où il défenestre cette pauvre femme "une femme va se suicider" il est parfaitement conscient puisqu'il invente un scénario de substitution.

Tout cela est en tous points un acte parfaitement intentionnel et prémédité ! Mais un peu de sérieux : c’est surtout le fait qu’elle était juive qui a provoqué ce déclenchement de haine ! et cela s'appelle tout simplement de l'antisémitisme et il n'y a que la justice de ce pays pour appeler cela une bouffée délirante.

Il aurait dû participer à un pogrom il n'aurait pas bouffé-deliré tout seul ! Alors quoi la nuit de cristal : une bouffée délirante collective ? Les tueurs du Bataclan : une bouffée délirante ? D'ailleurs il a bien été indiqué qu'ils étaient sous stupéfiants. Alors les « povres » on n’aurait pas du leur tirer dessus comme ça ! A t’on vérifié qu’ils étaient en pleine possession de leur libre arbitre ?

Ne pas se tromper : le fait déclenchant le meurtre n'est pas le cannabis, il vit avec depuis des années, mais son antisémitisme qui était bien présent avant qu’il n’entre chez ses voisins. C’est une conscience antisémite qui ne manifeste aucun regret après les faits.

Ce qui s'est passé est l'inverse d'une bouffée délirante puisqu'il a réalisé une série d'actes tous orientés vers le même but !

C’est bien l’antisémitisme qui a provoqué ce déchaînement de haine et de coups.

Bien sûr qu'il faut être complètement fou pour agir ainsi comme il faut être fou pour aller au Bataclan massacrer des centaines de personnes. Faudrait-il donc tous les épargner et leur donner une place à l'asile sans aucun jugement ? Non. Ils sont fous de haine comme les autres islamistes de TOULOUSE BRUXELLES NICE SAINT ETIENNE DU ROUVRAY...

Maintenant s'est installée une jurisprudence mortifère qui montre le peu de cas que l'on fait de la vie d'une femme juive, que l'on peut être ultra violent  à la vue d'un juif et qu'il est tout à fait possible par conséquent de le massacrer.  Mais par ricochets cette décision scandaleuse menace l'ensemble de la société française.

Ce n'est plus le pays des droits de l'homme mais des droits de la haine à condition qu'elle  se tourne contre une victime juive. Pour l'instant.

Mais la Cour d’appel a innové

La cour de cassation vient de confirmer la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Le 19 décembre 2019, cette dernière avait estimé que le discernement du meurtrier de Sarah Halimi était aboli au moment du passage à l’acte et qu'il ne peut donc pas en répondre pénalement. C’est le tour de magie déjà évoqué.

Une question me taraude : cette instance s’est elle prononcée souvent sur un sujet semblable ?

Et bien après de nombreuses recherches : le verdict tombe : plus de deux cents décisions : c'est une première.

Toutes les décisions, de toutes les cours d'appel de France, concernent des faits sans importance et des personnes qui avaient toutes de très lourds antécédents psychiatriques avérés et traités. Des affaires de postes de travail d'assurance de dégâts matériels…

De plus dans la quasi totalité des cas il s'agit de décider ou non d'un maintien en milieu hospitalier. Donc exactement l'inverse de la situation présente.

Dans tous les cas (plus de deux cents) c’est le juge qui vient au secours du psychiatre alors qu'ici le psychiatre vient au secours du juge.

D'ailleurs le pire est à venir quand les défenseurs de Traoré demanderont la levée de son internement psychiatrique au motif que maintenant il va beaucoup mieux… et oui la crise est passée.

Le crime de SARAH HALIMI est la seule fois où l'on invoque la bouffée délirante pour entrer en psychiatrie après avoir commis un crime ignoble ! La seule où la justification est postérieure à l'acte. Les centaines de pourvois dont ont eu à connaître les cours d'appel sont faits pour sortir de l'asile.

La justice toute juridiction confondue a donc innové elle vient d’expliquer comment y entrer en tuant et sans avoir aucun antécédent psychiatrique.

Une décision politiquement correcte

La victimisation du coupable est de toute façon une pratique de plus en plus courante dans la société française du 21e siècle. Toutes les excuses lui sont trouvées mais là en matière d'excuses on atteint le paroxysme. Ce n'est plus une excuse mais un permis de tuer. Il y a eu des précédents puisque un migrant qui avait violé une jeune fille de 17 ans a été relâché parce que les juges avaient estimé qu'il « ne connaissait pas les codes de la société occidentale" ! Je cite.

En fait dans ce drame certains juges ne voient qu'une occasion extraordinaire. Le coupable est pauvre noir et musulman la victime est juive ! On ne risque pas saccages manifestations violentes voire bien pire.

Pour certains juges c'est le cas idéal ! Bingo on a envie de dire !

De temps en temps il faut que la justice rappelle aux juifs qu’ils ne sont pas tout à fait protégés. Vieille tradition des magistrats français ? Cette affaire a en commun avec l’affaire DREYFUS qu’elle rassemble cinq composantes : l'un des pires scandales de la République mêlant : erreur judiciaire, antisémitisme, déni de justice et unanimité des juges.

L'occasion était donc absolument parfaite et personne ne doit s'étonner que cette jurisprudence intervienne dans de telles circonstances.

Mais ce n'est d'ailleurs pas que la justice puisque maintenant le professeur est responsable des mauvaises notes de ses élèves, la victime du coupable, la société de tout et vous pouvez même voir votre maison confisquée par des squatteurs sans que l'état ne bronche.

C'est normal et ça s'appelle le droit au logement ! Et la encore le "povre" a gain de cause et la loi et ceux qui sont chargés de la faire appliquer sont plein de compassion ! Mais cette pseudo générosité écrase les malheureuses victimes qui doivent supporter dans leur chair dans leur vie quotidienne cette ultra violence !

La loi pour défendre les droits les plus absurdes et la loi contre le juste. Et finalement le droit contre le tissus social et contre le citoyen.

C'est la justice sans le peuple et contre le peuple et finalement contre la société .

Remettre le droit à l’endroit

Un jour il faudra bien remettre tout cela à l'endroit !

Au final c'est bien l'état de droit qui est menacé chaque jour un peu plus et qui fera que de dérives en dérives, d'assassinats impunis en spoliations, les drames humains se succèderont. Et de drames en drames, de non-lieux en non sens, un se produira où la victime sera un homme politique ou un haut fonctionnaire bien en vue et là peut être que les choses changeront et il ne sera plus question de bouffées délirantes.

C'est le scénario Erignac.

En Corse dans les années 90 l'État de droit avait disparu le procureur d'Ajaccio lui-même disait à la télévision en parlant des crimes mafieux " il faut juger avec circonspection"...

Dans ce type de scénario le citoyen lambda est livré à lui-même et ne doit son salut qu'à sa discrétion et à sa bonne étoile. Par un effet inverse de celui attendu l'assassinat du préfet Erignac a mis un terme, dans de très mauvaises conditions, à cet état de non droit. 25 000 Corses sont descendus dans la rue pour dire Basta et manifester leur indignation et leur écoeurement !

La France prend ce chemin et on peut lui prédire des jours bien sombres si rien ne change rapidement.

En attendant Essayez donc  d'éviter toute personne qui pourrait être  en proie à une bouffée délirante. ! Même s'il est juge ! Ou psychiatre... Et si vous ne savez pas les reconnaître appelez les ils semblent tout connaître sur ces sujets !

D'ici là braves gens....

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